09 février 2007
UNE LOI PAR CAS
| Autorisé à conduire sans point sur son permis | ||||||||||||||||||||||
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Diane HEURTAUT - le 01/12/2006 - 14h48 | |||||||||||||||||||||
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Ce n'est qu'une décision isolée, mais elle donnera envie aux nombreux automobilistes dont les points dégringolent si vite. L'avocat d'un conducteur a annoncé jeudi que le tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé, avait autorisé son client à continuer de conduire bien qu'il n'ait plus aucun point sur son permis. Certes, le juge a pris cette décision le 14 novembre dernier alors qu'il statuait en référé, soit en procédure urgence sur une question de forme et non sur le fond, qui ne sera pas jugé avant plusieurs mois par le tribunal administratif. Mais "ce qui est intéressant" selon l'avocat, également président de l'Automobile Club du Sud-Ouest et farouchement opposé au système du permis à points, c'est que "le juge des référés est allé plus loin" pour aller dans le sens d'une "remise en cause de l'automaticité des sanctions". Vers des sanctions au cas par cas ? Pour lui laisser provisoirement son permis, le juge a estimé que "le conducteur ne représentait pas un danger immédiat vis-à-vis des tiers". En clair : il n'y a pas urgence à lui retirer son permis pourtant invalide, car il ne représente pas de danger pour autrui en continuant de conduire. L'automobiliste, propriétaire d'une petite pizzeria l'amenant à beaucoup se déplacer pour son travail, avait en effet perdu ses 12 points en trois ans (après 20 ans de permis) pour de petites infractions au code de la Route : trois défauts de port de ceinture de sécurité, un franchissement de ligne continue pour doubler un tracteur et un feu passé entre l'orange et le rouge et un dépassement faible de vitesse sur autoroute. L'avocat, interrogé par LCI.fr et se basant aussi sur un arrêt du Conseil d'Etat de mi-septembre 2006 allant selon lui "dans le même sens", voit dans cette décision un début de "remise en cause du principe -inadmissible et injuste- de l'automaticité de la sanction". Avant de souligner que "dans tous les autres pays, c'est le tribunal qui décide et qui apprécie" au cas par cas. Pour la suite (la décision sur le fond), il se fait peu de soucis : il va plaider un vice de procédure. La convocation de son client pour qu'il rende son permis tombé à zéro point avait été envoyée à une adresse vieille de 10 ans... Il n'y aura donc certainement pas de débat sur le fond de la question. Face aux critiques, venant notamment des conducteurs auteurs de petites infractions, Dominique de Villepin a annoncé récemment une batterie de mesures sur le permis à points (lire notre article). Parmi lesquelles : la possibilité de récupérer un point perdu en un an à compter de fin 2007 (au lieu de trois actuellement) à condition de ne pas avoir commis d'autre infraction sur cette période. | ||||||||||||||||||||||
07 janvier 2007
PARIS-FLASH
Qui a dit que ça ne roulait pas dans Paris?
Sur les 11 premiers mois de l'année, les cabines-radars de la capitale ont transmis quelques 432337 avis d'infractions au centre de traitement des PV de Rennes, soit une moyenne proche de 1300 par jour! championne incontestée pour un triste record, la cabine du cours de la reine (VIIIe) a emis pas moins de 93479 PV. Elle devance largement ses homologues du quai de Bercy ( 36607 PV) ou de la porte de Pantin, championne du périphérique avec 44000 PV. Côté mobiles, les 3 radars embarqués en service vont franchir la barre des 100000. A comparer aux 29000 PV dressés lors des contrôles de vitesse " à l'ancienne" ,avec radar et interpellation, on en viendrait, pour certains, presque à le regretter.

Un
juge bordelais a estimé que
"la dangerosité de ce conducteur n'était
pas établie". Il avait perdu ses 12 points pour de petites infractions.














